Mes 10 kiffes estivaux

   5  X  2  =  1 0   

Vendredi, 19 juin 2015


J'en conviens qu'il m'arrive quelque foissouvent, trop fréquemment, de me plaindre. Je vous en avais déjà touché quelques lignes dans un malheureux mais surtout maudit post d'un certain vendredi 13 l'an dernier ; il y a ce genre de jours pour lesquels des adjectifs tels que "exécrable" ou "détestable" ne sont que de pâles euphémismes, pour décrire l'enfer de votre journée. Bref, si je l'avoue (faute avouée, à moitié...) dans ce genre de cas, j'ai la jérémiade facile, il y a également des moments où je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour

Et ce genre de moment, c'est maintenant. Bon okay, pas maintenant MAINTENANT aka vendredi soir, 19 juin 2015 à 23 heures 28. Mais maintenant, le 170ème jour de l'année. Pas parce que c'est les soldes chez COS - et pourtant, le simple fait d'ouvrir leur Newsletter m'annonçant cette égayante, réjouissante, supercalifragilisdiexpialidocious nouvelle me déclenche une crise d'hyperventilation  - mais parce que... C'est l'été ! 

NB : Que le looser, qui en lisant le paragraphe ci-dessus, s'est exclamé: "Non, l'été commence officiellement le 21 juin" retourne lire son éphéméride et se le mette dans un endroit de son anatomie que je ne nommerais pas mais que vous savez - j'en suis persuadée - parfaitement situer. A partir de juin, ce qui est officiel : 30 degrés + soleil = été !  Et puisqu'il s'est écoulé trois millénaires depuis l'été dernier, on a bien le droit de le faire venir un peu plus tôt, hein !


Bien que, paradoxalement, l'envie de marcher à pieds nus sur une route pavée de Lego me prenne à chaque fois que mes mirettes effleurent le torchon de papier colorié de qui me sert d'agenda et me rappelle que "non je devrais pas être en train de siroter un Soya Latte Glacé sur cette terrasse mais plutôt me mettre à déchiffrer la signification du mot Handelsspanne", je ne peux m'empêcher d'avoir envie de danser la Macarena à peine les rayons de notre capricieux astre solaire caressent mon blême épiderme. Mais pourquoi tant d'amour ?




Le grand retour à l'air libre de nos jambes, après une interminable traversée du désert


Après six neuf mois passés sous d'épaisses couches de jeans, velours côtelés ou collants, à l'abris des regards pervers, les jambes retrouvent leur place sous le feu des projecteurs. Jupes, robes et shorts sont prêts à ré-enflammer le catwalk urbain. Bon, qui dit striptease des gambettes, dit... Okay, okay j'ai promis d'arrêter de me plaindre, par conséquent je ne mentionnerais pas que défricher mes deux membres inférieurs me réjouit autant que de retirer à la pince à épiler les arêtes d'un saumon écossais. Mais voilà, c'est dit !



Les BBQ


Bon okay, j'ai pas de grill, ni de terrasse, encore moins de jardin et je suis végétarienne. Mais avouez, c'est sacrément le kiffe quand même (Le secret réside dans l'art de se faire inviter ;)). On grille, on chill et on se remplit la panse. Sérieusement, vous avez une meilleure suggestion ? 


Les soirées qui prennent des airs d'éternité


Puisque les soirées d'été (BBQ ou pas, ca vaut aussi pour les piètres tentatives d'apéros dinatoires qui terminent en pizzas surgelées, finalement, ce qui compte, c'est la compagnie) sont faites pour durer. Juste parce que c'est trop bon de refaire le monde avec ses potes. Les cigarettes s'entassent dans le cendrier, les verres se vident et se remplissent au rythme d'une bouteille dont le bouchon ne se laisse que trop facilement retirer, les langues se délient, les conversations empruntent des sentiers très très incongrus (et vous espérez secrètement que la CIA ne vous a pas mis sur écoute ce soir, car vous risqueriez sérieusement de passer le reste de votre vie dans un asile psychiatrique) et puis arrive le moment où l'on décide de sacrifier LA dernière (vous savez, l'édition collector d'Absolut qui trône dans votre bar improvisé*, celle que vous avez fièrement ramenée lors votre dernière visite à l'aéroport et soigneusement conservée depuis pour une occasion spéciale**) en espérant faire durer la magie jusqu'à la dernière goutte.




La spontanéité

En tant qu'étudiante, j'ai encore la chance et le privilège de pouvoir faire rimer été avec congé. Si on a pas tous la chance de s'offrir un tour du monde en montgolfière, au moins le torchon de papier colorié aka l'agenda ne nous jette pas de regards plein de reproches lorsqu'on troque notre après-midi de Droit en Marketing contre une séance de bronzage au parc. L'été, c'est se pointer sur une terrasse au moindre rayon de soleil, au moindre SMS d'invitation, à la moindre sensation de soif, et ceci en toute spontanéité et surtout en toute légitimité.




Le Outdoor Brushing sans effets secondaires (comme la grippe par exemple !)

Quelque soit la saison qu'affiche la calendrier (si tant est que le concept de saison soit encore justifié) je n'ai pas le temps / l'envie / la motivation / le savoir-faire pour me sécher les cheveux. Mon mode de vie d'étudiante en devenir, overhelmed par ses activités scolaires mais surtout par la vie en générale et, un cheveu paresseuse en ce qui concerne la mise en pli de ma masse capillaire, me pousse donc à prôner le Outdoor Brushing. Ceci par tous les temps. Mais au moins en été, la probabilité que l'instance maternelle réprimande mon inconscience*** est  plutôt réduite.



L'invasion des fruits dans les super marchés


Au même titre que les jupes, les shorts et autre attirail vestimentaire dont la longueur (ou la courteur, si le mot existait!) enchante les klaxons et les siffleurs, les fruits désertent les étalages des supermarchés une fois que l'été a cédé sa place à l'automne. Mes papilles, en overdose de pommes et de poires (#mostboringfruitsever) après un hiver passé à consumer des produits "locaux", s'affolent à la vue des premières fraises, myrtilles, pêches, ... Vous l'avez devinée, et Bourvil aussi !





#Freethecrapmusic 
#Sorrynotsorry


On a le droit d'écouter les hits de l'été sans honteusement fermer les fenêtres de sa voiture lorsqu'on traverse une zone trop fréquentée. On sait tous pertinemment que ces tubes - heureusement - ne passeront pas le cap du mois de Septembre. Et de par leur caractère éphémère, c'est sans mauvaise conscience qu'on se permet d'écouter cette daube, qui en plein mois de décembre aurait fait saigner nos oreilles. Oui, Colonel Reyel, Michel Telo, Robin Thick, c'est de vous dont je parle.



Stormy Weather

Oui, je viens de vous faire un topo sur comment le beau temps propulse tous mes chakras dans une dimension qui dépasse l'entendement du commun des mortels, le Nirvana, bla bla bla, mais, rien ne vaut un tonitruant orage en fin de journée, une semi-tempête qui vous oblige à déguerpir de votre linge de bain et vous force à courir en maillot de bain (avec bien moins de grâce que Pamela et Carmen, à ma plus grande déception) pour vous mettre à l'abri. Le goudron des routes chauffé par un soleil de plomb durant toute la journée, combiné aux premières gouttes de pluie qui s'y écrasent, les premiers éclairs déchirant un ciel couleur encre et les premiers coups de tonnerre qui résonnent. Priceless.



Lick the magic stick


Il est redevenu socialement acceptable de dévorer une glace (en s'en foutant plus sur les doigts puisque oui, il faut chaud, ça fond, mais quoi on a trop de trucs à s'dire!) sans se faire mitrailler - occulairement parlant - par tous les soldats (#Kaylasarmy) en Bikini Body Mission. 



No shame, go green


Paradoxalement au point précédent, il redevenu socialement acceptable de commander une salade comme plat principal sans passer pour l'orthorexique qui suit minutieusement le Bikini Body Guide de notre chère Kayla. 





La résurrection du Jésus en chaussettes après la période d'hibernation


Spécimen bien répandu en milieu urbain, le Jésus en chaussettes se caractérise par le port d'une paire de sandales de type dit "gladiateur" ayant une forte ressemblance avec celle que portait Jésus de Nazareth à l'époque (#trendsetter)  - sandales qui en soit ne susciteraient pas l'intervention de la Fashion Police mais... - qui sont accompagnées de chaussettes généralement d'une épaisseur non négligeable. En raison du changement de température peu accommodant pour son espèce, le Jésus en chaussettes abandonne les trottoirs pendant les mois les plus rafraîchis de l'année et refait son apparition une fois le beau temps revenu. Pour vous, et rien que pour vous, je suis allée sur le terrain et ai réussi à voler un cliché du Jésus en chaussettes dans son état naturel. De rien. Tout le plaisir fut pour moi. 




DISCLAIMER

Le jour où cet article a été rédigé, mon thermomètre flirtait outrageusement avec les 35 degrés. Je crois toutefois que Monsieur Météo (d'ailleurs je suis persuadée qu'il s'agit d'une Madame Météo dont les menstruations auraient un sévère impact sur son humeur provoquant ainsi les fluctuations météorologiques, à mon plus grand dam) n'a guère apprécié l'arrogance de ces quelques lignes et a, de ce fait, décider de me punir en avortant un été à peine entamé. Merci pour cette douloureuse et glaciale (12° degrés Celsius) piqûre de rappel : l'été ne commence pas avant le 20 juin. L'été ne commence pas, tout court. L'été ne commence plus.Je crois qu'Intenso le résume mieux que moi. Bref, m'étant fourvoyée, aujourd'hui, le loser, c'est moi. Mon éphéméride et moi-même allons par conséquent revisiter la partie de mon anatomie dont je vous parlais tout à l'heure.



Et vous alors, l'été, vous l'aimez comment ?



Bien à vous,













* Comprenez ici, un placard de votre cuisine qui recrute les semi-cadavres de bouteilles de vos cinq derniers anniversaires, à moitié plein / vide, selon votre soif.
** Comme cinq potes qui vous promettent de ne balancer le gossip du siècle qu'à la prochaine goutte d'alcool
***  Je cite : "Tu vas attraper le mort si tu sors comme ça" en faisant référence à mes cheveux fraîchement L'Oréalisé (Parce que je le vaux bien !) dégoulinant dans mon dos, comme une bienveillante invitation à la grippe à s'insérer dans mon organisme. 



Sweet Escape to Hollywood

    B O R N  ∗  T O  ∗  E A T    

Samedi, 13 juin 2015


En voilà un article qui a passé plus de temps dans les tiroirs qu'Al Capone dans sa cellule d'Alcatraz. Oui, mon séjour à LA c'était déjà il y a... 8 mois. Je vous épargne les "OMG le temps passe trop vite" puisque la vraie raison de cette très tardive publication, c'est mon incorrigible (je vous jure que j'ai essayé !) incompétence à maintenir des Deadlines. Mais j'ai d'autres qualités. Comme la générosité par exemple. La générosité de partager avec vous mes meilleures adresses de Hollywood. 


Petit-Déjeuner

Je suis d'avis qu'Eva et Petit-Déjeuner devraient figurer côte à côte dans le Larousse (je voulais dire synonyme et puis je me suis dit que Jean Lefèvre d'Ormesson y verrait peut-être un inconvénient). Les Gourmands qui me suivent sur Instagram vous confirmeront que le petit-déjeuner est à Eva, ce qu'Olivia Pope est à la maison blanche ! Chaque soir, je jubile d'excitation à l'idée de me lover dans les bras de Morphée, pas parce que je me tâte de m'enfoncer dans les abysses du sommeil pendant quelques heures, mais parce que je sais que la première chose que je vais faire le lendemain en me levant, c'est poser mes deux pieds sous la table savourer mon petit-dèj préparée la veille. Si je n'ai pas l'habitude de prendre le Breakfast en dehors de mon cocon, Los Angeles m'aura convaincue que parfois ca vaut la peine d'enlever son PJ et de patienter un peu pour un Breakie digne de ce nom !


7253 Santa Monica Blvd
Los Angeles, CA 90046


Homemade Granola Parfait with European style yogurt




8607 Melrose Avenue
(corner of Melrose & Westbourne)
West Hollywood, CA 90069 


Smoked Salmon & Scallion Omelette
8350 West Third Street
Los Angeles, CA 90048


Dans la catégorie Lunch, certes, mais tout à fait envisageable pour le petit-déj' !


Lunch

Je conviens que suivant l'heure la portion que vous vous êtes enfilée au petit-déjeuner, le lunch peut s'avérer être une étape skippable de la journée, digestion oblige. Enfin, pour ceux qui savent gérer leur panse et ne perdent pas totalement les pédales en lisant le mot French Toast - QUOI VOUS AVEZ VRAIMENT DIT FRENCH TOAST??! - à peine le Menu Breakfast déplié, un petit en cas entre midi et deux s'impose...


189 The Grove Drive, Suite C-10 
Los Angeles, CA 90036


 Ahi Tuna Burger  - Hamburger au tartare de thon 



7950 Melrose Avenue
Los Angeles, CA 90046


 Quinoa with roasted peppers, raw kale, poached egg, salsa verde & avocado


Puisqu'il n'y a pas d'heure pour un French Toast Bread Pudding with maple syrup !



En plus d'une bonne bouffe, le décor (et accessoirement les voisins de tables) est mignon. 


8905 Melrose Avenue
West Hollywood, CA 90069


Quinoa & Black Eyed Pea Salad - Where is the love?



8221 Sunset Boulevard
West Hollywood, CA 90046


Grilled Chicken & Avocado on Whole Toast 


Snack & Jus 

Aller à West Hollywood sans passer par la case Shopping, c'est comme aller à Paris sans passer voir la Tour Eiffel. Des boutiques Vintage de Melrose en passant par les Crève-coeurs (Ceci est un fait vérifié : plus vous avancez sur Melrose plus les magasins sont inversement proportionnels à votre budget), arrive toujours le moment où vous êtes saisi(e)s par un petite fringale rongé(e) par une faim dévorante vous empêchant de faire trois pas sans casser les pieds des malheureux qui vous accompagnent dans votre quête. Trop tôt pour le Dinner, trop tard pour le Lunch... Ah, je crois que vous avez dit Snack !


7261 Melrose Avenue
Los Angeles, CA 90046


Anti-Virus Juice - Essayez le Açai Bowl comme snack / petit dèj, une tuerie !




8360 Melrose Avenue #104
Los Angeles, CA 90069


Almond Rose Juice #vismavisdeGwynethpaltrow



7751 1/2 Melrose Avenue
Los Angeles, CA 90046


Kombucha Tea, la boisson de toute Cali Girl en Yoga pants qui se doit


Dîner

J'aurais voulu vous dégainer des photos dignes du Gault & Millau, une tuerie visuelle qui aurait desséché vos papilles gustatives, hors mes excursions culinaires by night étaient rarement escortées de mon fidèle Nikon et mon Smartphone aux piètres 8 méga-pixels ne rendit que très peu hommage au contenu de mon assiette. Toutefois les adresses ci-dessus valent le tour et le détour, croyez-moi !


A ne pas manquer : Lobster Rolls
8370 W 3rd Street
Los Angeles, CA 90048



A ne pas manquer : Les Ribb's 
8422 W 3rd Street
Los Angeles, CA 90048


A ne pas manquer : Tom Sapp Shrimp 
(Soupe de crevettes)
7440 Santa Monica Boulevard
Los Angeles, CA 90046





Régalez-vous !



Les ex ou le réchauffage de restes amoureux

  L A  ∗ C O M E D I E  ∗  U R B A I N E   

Jeudi,  4 juin 2015

Les couples se font et se défont, s’adorent et se haïssent, s’aiment puis se déchirent. Mais innombrables sont ceux qui, malgré une rupture «éclatante » à coup de portes claquées, de « c’est ça, retourne vivre chez ta mère » et de bûchers flamboyants d’anciennes affaires oubliées, décident de sombrer à nouveau dans les affres de l’amour et tentent alors de ressusciter des cendres leur passion d’autrefois. Bridget Jones se (re)jetant aveuglément dans les bras de ce bâtard de Cleaver, Ninon et Rudy le couple Yoyo de Plus Belle la Vie ou le cercle amoureusement vicieux entre Miss Waldorf et Mister Bass illustrent à merveille le principe du réchauffage de restes amoureux, une réalité déroutante qui me pousse à m’interroger : Pourquoi - bordel - avons-nous tendance à retourner vers nos ex ?



Pour rester dans les métaphores alimentaires, disons que remettre les couverts avec son ex, c’est un peu comme piocher dans le frigo après un copieux repas. Votre estomac crie à l’overdose, complètement rassasié(e), vous avez, comme le suggère une célèbre expression au sommet du glamour, les dents du fond qui baignent, bref vous êtes au bord de la nausée. Et pourtant. Une force mystérieuse ou alors le sadique machiavélisme de votre insatisfait « Ca » profond vous pousse à ouvrir l’interdite porte du frigidaire et votre main s’empare alors, de manière quasi incontrôlable, d’un dernier en-cas. Vous savez pertinemment que vous ne devriez pasMais allez, juste un dernier. Pour la route.


Miss Waldorf a elle aussi de la peine à se refuser une petite gâterie après le repas


« Don’t wanna be all by myself »

Si le vieil adage veut que « mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e) » la logique féminine, elle, clame : « mieux vaut se retaper son ex que d’être seule comme une pauvre célibataire, qui aux dires du reste planète, finira vieille fille dévorée par ses chats angoras. ». Et oui, au moment de la rupture, le célibat peut vous fredonner des airs de liberté à l’oreille mais il sonne souvent comme une bruyante solitude. Au revoir les mielleux Whats App à l’éveil, les petits dèj’ au lit et autres mièvreries. Dites bonjour aux Saint-Valentins en tête-à-tête avec Ben et Jerry et aux heures à jouer les chandeliers lors des sorties de couples. Et si vous ne retrouviez plus personne ? Et si l’éternelle célibataire qu’on essaiera désespérément de caser à chaque repas de famille c’était vous ? Et si… Trop de si, alors on se dit qu’il ou elle a beaucoup de défauts mais finalement c’était pas si terrible. Ah ouais, vous êtes sûr(e)s ?

La phobie du syndrome Bridget Jones nous pousserait donc à se contenter des miettes de notre précédent goûter ?


Divine idylle

Il était Kleid, vous étiez Bonnie. Ensemble vous étiez la Team Rocket, prête à vous envoler vers d’autres cieux. Tout le monde enviait la perfection qui vous unissait. Cette relation était jadis synonyme d’Idéal, à vos yeux et à ceux du reste de la planète. Y renoncer reviendrait à admettre que Johnny et Vanessa n’étaient pas faits l’un pour l’autre (MENSONGE!). Ainsi, en hommage à cette divine idylle et au nom de l’amour avec un grand A, vous êtes prêt(e)s à tolérer une fois de plus tous ces défauts que vous vous étiez juré de ne plus accepter (même sous la menace d’être spoilié(e)s la prochaine mort tragique de GoT).

Avouez-le, le jour où vous avez appris la séparation de Vanessa & Johnny, vous avez perdu foi en l'humanité.


Comme d’habitude dirait Claude

Pourquoi le Big Tasty alors que ça fait 10 ans que vous prenez un Big Mac à chacune de vos visites au McDo ? Pourquoi une Napolitaine alors que vous ne jurez que par les pizzas Hawaï ? (Désolée, à ce stade les références alimentaires ne sont même plus préméditées, je crois que j’ai faim). Se refaire son ex n’a rien d’exotique, c’est un vulgaire plat de pates insipides, d’une honteuse banalité, mal assaisonné qui plus est, qu’on a mangé bien plus de fois qu’on a insulté Blair pour avoir envisagé ne serait-ce qu’une nano seconde de choisir ce coincé de Louis plutôt que le très désirable - pour ne pas dire bandant, bienséance oblige - Charles Bass. Cependant, essayer un nouveau burger, bien que le concept soit tentant (Avouez-le, combien de fois êtes-vous resté(e)s bêtement planté(e)s devant le Menu du McDo, proie à une cruelle indécision, bien tenté(e)s de changer vos habitudes bien ancrées?), c’est prendre le risque d’être déçue(e). Et puis, les plus flemmard(e)s d’entre nous ne me contrediront pas, re-investir dans une nouvelle relation, à l’instar du montage d’un meuble IKEA où il vous faut ériger la commode NÖRNAS à partir du néant, requiert non seulement une impressionnante réserve d’énergie mais aussi une dose considérable de bonne volonté. Deux vertus qui bien souvent, en tant qu’individus récemment rejetés de la sphère des gens heureux et amoureux, nous font défaut. 

Bref, la clé du débat entre le Tupperware de la veille et la marchandise fraîchement rapportée du marché vous appartient, mais n’oubliez pas que « Les aliments mal revenus font les repas mal partis » (Merci Pierre !).



Délicieusement vôtre,





London - Part II

   E V E R Y W H E R E  ∗  A R O U N D  ∗  T H E  ∗ W O R L D    

Vendredi, 22 mai 2015