Pink Obsession

   F A S H I O N   V I B E S   

Jeudi,  4 décembre 2014




Obsession  [n.f]  : idée répétitive et menaçante, s'imposant de façon incoercible à la conscience du sujet, bien que celui-ci en reconnaisse le caractère irrationnel.

Merci Larousse de résumer si bien le fléau dont j'ai été victime ces derniers jours. Une couleur fraîche comme une joue timide qu'on aurait trop complimentée, rosée et pétillante comme une coupe de champagne qu'on vient de verser, juteuse comme une pêche dans laquelle on vient juste de croquer. Ne me demandez pas d'où c'est sorti (les excentriques vibes californiennes seraient-elles à blâmer ?), mais un beau jour, je me suis retrouvée à fouiller Pinterest de fond en comble - j'y ai laissé une nuit de sommeil et croyez-moi j'aurais voulu que ça reste une mauvaise blague - à la recherche du Rose parfait, celui qui ne me donnerait pas l'air d'une poupée Manga porno. Une fois Pinterest mis à sac, au tour d'Instagram d'être perquisitionné. Trésors d'imagination furent à déployer en matière de #hashtags afin de mettre la main sur le chimérique perfect pink tone:

#strawberryblond
#Pinkpastel
#Pinkhighlight
#Peachy
#Rosegold

Ajoutez à cette liste grossièrement écourtée - bienséance oblige - toutes les variantes flanquées de "hair" ou "style", et puis celles en français. Afin de ne pas maintenir trop longtemps cet insoutenable suspens, je terminerai cet article par une éloquente citation qui résume à merveille le dénouement de cette obsession qui me vouait à ma propre perte (et celle de mes cheveux). Un jour, un être doté d'une étonnante sagesse, décida de nous déculpabiliser de tous nos vices en s'exclamant : Le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder. Merci Oscar, demain 3 heures 30, face au miroir, la tête entre ciseaux et pinceaux, en me rongeant mentalement les ongles que je n'ai pas, mes pensées iront directement vers toi. 


Pour rester découvrir en LIVE le désastre / miracle capillaire, c'est par ICI. En attendant, voici le butin de mon investigation rosée. Votre avis ?



Capillairement vôtre,




City of Angels - Part II

   E V E R Y W H E R E  ∗  A R O U N D  ∗  T H E  ∗ W O R L D    

Vendredi, 28 novembre 2014




















































Bien enfoncés dans le creux de mes oreilles, mes écouteurs me ronronnent les rauques refrains d'Etta James et parfois Sly & The Family Stone me murmurent que moi aussi, je suis une étoile. Lovée dans ma bulle musicale, je laisse mes pas me guider. Le Peer grouille de touristes, les gens se bousculent sur Hollywood Boulevard, la queue est interminable devant chez Gjelina et pourtant, malgré la foule, je suis seule. Vous savez, j'aime le moment où je pose les pieds dans un café pour la première fois, j'adore celui où je découvre délicieusement la carte d'un restaurant encore inconnu au bataillon, ou mieux encore, quand je flâne aux hasards des rues et que mon chemin s'arrête devant une adorable boutique vintage recelant des trésors du passé (des trésors olfactifs aussi parfois... Ah!) mais le meilleur morceau du voyage, c'est ce tête-à-tête avec soi-même. Un face-à-face avec le monde, certes, mais prendre le large en solo, c'est avoir le privilège de passer du temps avec soi-même - aussi égocentrique que ça puisse paraître - de découvrir de nouveaux horizons et d'élargir les siens. On est tous son meilleur compagnon de voyage. Et finalement, tant que vous vous entendez avec vous-même, vous ne serez jamais seul, croyez-moi :-)





Bien à vous,


No make-up allowed

   C A P  ∗  O U  ∗  P A S  ∗  C A P   

Dimanche 24 août 2014




Il y a de ça quelques semaines, je tapais la causette avec Anna, mon acolyte de classe, lorsqu'inévitablement la conversation a dévié sur un sujet incontournable à tout entretien de petit comité exclusivement féminin, j'ai nommé, les mecs, le maquillage. Le make-up, dit le meïque-eup ! L'ironie de ce bavardage cosmétique, c'est qu'Anna n'en porte pas. Pas, dans le genre jamais. Never. Ou alors une timide couche de mascara les soirs de grandes occasions (genre cérémonie des oscars). Son motif ? De précieuses minutes économisées chaque matin : toutes secondes épargnées dans l'antre de la métamorphose faciale, j'ai nommé, la salle de bain, sont, selon elle, d'impayables instants de plus passés dans les bras de Morphée. 


Ce bref échange a poussée la réflexion un peu plus loin et je me suis rendue compte que JAMAIS je ne sortais sans une once de maquillage sur mon faciès (NB : le terme « sortie » ne comprend pas les quelques pas jusqu’à la boîte aux lettres ni les quelques mètres jusqu’à la boulangerie juxtaposée à l’immeuble)… Ou du moins, si ()(orpheline dans un zoo qui n’aurait pas les moyens de se payer un vétérinaire décent. Bref, nue comme un ver qui aurait mué du peu de peau qui lui reste. Oui, confiance en soi et sexiness at their climax !

Pourtant, photos à l’appui (arrêtez-moi si je me trompe !) mon visage, une fois apprêté, ne ressemble pas à une BM qu'on aurait volée et repeinte pour passer la frontière. Pour tout dire, il arrive même que les gens ne remarquent pas que je sois maquillée. Ouais. Je sais. Je vous entends rire derrière vos cristaux liquides. « A quoi bon alors hein ? ». Je me suis demandée la même chose. Mais vous vous en doutez, j'aime dilapider mon argent. Et pour répondre à cette question existentielle qui nous taraude et nous importe autant que de savoir comment se reproduisent les manchots de l'hémisphère austral (avouez-le, vous n’en dormez plus la nuit ;) ), j’ai relevé le défi :

Une semaine sans make-up ni lunettes

(MOOD de singe albinos en phase terminale d’une maladie orpheline: ON)




Phase 1 : La psychose

J’avoue, me laisser sortir de la maison comme ca, c’était un peu comme laisser partir ma maman le premier jour de maternelle, je savais pas si j’allais passer la journée. Chaque coup d’œil jeté à un reflet de vitrine me renvoyait l'image d'un zombie dont l'allure avait tout à envier à cheval souffrant d'une poliomyélite aiguë. J'avais atteint un stade où mon regard évitait tout contact avec une matière réfléchissante de peur d'être transformée en statut de pierre tel Polydecte par Méduse. Je n'en menais pas large. Le désagréable et paranoïaque sentiment que les gens me dévisageaient, lisant le Post-it imaginaire sur mon front : "Je n'ai pas toujours l'air malade à ce point, je vous promets" me donnait envie de rentrer en courant à la maison pour dégainer mon mascara et remédier à cette mascarade. C'était mal parti...

Phase 2 : L'apprivoisement


Et puis, étonnamment, à l'opposé du goût immonde coriandre, on s'y habitue. Plus les jours passaient, plus je renouais avec la vue de mon visage vierge de maquillage. Les coups d'oeil furtifs dans le miroir à la sortie des toilettes se faisaient toujours plus décomplexés jusqu'au moment où finalement - Miracle - j'adressais un timide sourire à mon reflet. Yaaaaay!

Phase 3 : La résurrection aka le nouveau moi

Ca, c'est la phase durant laquelle on se sent comme la reine du monde. Un peu comme Julia Roberts dans la fameuse scène du Shopping dans Pretty Woman (Avouez-le c'est votre préférée aussi!). A ce stade-là, le post-it imaginaire a déserté mon front pour laisser place au hashtag #notasinglefuckisgiven. Invincibilité et invulnérabilité, I believe I can fly devient mon nouveau mantra. C'est le moment où j’accepte enfin ma face sans un grain de poudre sur la peau ! Les célébrités et leurs #WakeUpCall peuvent aller se rhabiller!
Bilan
  • Un total de 2 heures 20 de sommeil économisées
  • 9 grammes de mascara épargnés et presqu'autant de fond de teint
  • Une bonne humeur impayable avant d'aller me coucher en skippant l'étape démaquillage (sans doute le Highlight de la semaine !)
  • Estime de soi +100
  • Un effet bombasse au prochain trait d'eye-liner
A ma grande surprise, je n’ai eu droit à AUCUN commentaire. Gros comme le Titanic, je voyais venir les : 

« T’es malade ? »
« Eva, t’as dormi cette nuit ? »
« Niveau t'as sauté la case maquillage, ça se passe ?»
« Y'en a une qui était à la bourre ce matin... »

(Souvenez-vous, mes amis ont de l'humour.) J’en avais même préparé ma réplique (Merci Pinterest) :




Post-expérience, j'ai abordé le sujet avec Anna, qui ne s'en était pas rendu compte (Dites-moi, mon maquillage est si discret ??) et Katharina qui elle y a prêté attention mais a décrété que ça me donnait - je cite - un beachy-look-all-natural-je-rentre-de-la-plage. Allez savoir...

Entre nous, pour mieux endurer (certains évoqueront des tendances masochistes) ce traumatisme qui n'en était pas vraiment un, je n'ai cessé de mater des vidéos de Tutoriels toute la semaine (Michelle Phan, grande prêtresse des vidéos de maquillage). Résultat, j'ai eu envie de tester 1'000 trucs et arrivée au bout de mon martyre (qui n'en n'était pas non plus vraiment un finalement), je me suis allée faire un tour - fructueux - chez Mac. Oops, #Sorrynotsorry!

Cosmétiquement vôtre,











First Touch

  G E T  ∗ U P  ∗  D R E S S  ∗ U P  

Vendredi, 24 Octobre 2014 















1. T-Shirt - Zara (FW 2013)
2. Pantalon - H&M (Collection datant de l'Antiquité)
3. Sandales - H&M (SS 2014)
4. Chapeau - H&M (DIVIDED)
5. Montre - Casio
6. Rouge à lèvre - Estée Lauder


City of Angels - Part I

   E V E R Y W H E R E  ∗  A R O U N D  ∗  T H E  ∗ W O R L D    

Lundi, 13 octobre 2014














 v



En LIVE de la Cité de Anges - où j'ai la chance, l'honneur ou ET le privilège de faire un stage de 3 mois* - je vous adresse mes plus cordiales et réchauffées salutations. Moi qui me plaignais des températures polaires européennes, je fais beaucoup moins la maligne avec mes coups de soleil**. Je vous présente la première série de photos City of Angels. On ne le dira jamais assez, Los Angeles est une des villes les plus Instagram-worthy. Entre les rues multicolores habillées d'incroyables Graffitis, les restos sympas pour se faire des bouffes toujours très instagrammables, les panneaux de vieux établissement en mode Hollywood, mon réflexe, mon iPhone et moi, ne savons plus à quel saint nous vouer. Pour suivre l'aventure en direct, je vous invite sur mon compte instagram.


Bonne journée / après-midi / nuit,
(Jet Lag, Allô ?)



* Vous êtes en droit de me vouer une haine infinie.
** Idem.