But first, coffee ! 

    B O R N  ∗  T O  ∗  E A T   

 Lundi, 3 août 2015



Il y a de ça quelques jours, je vous disais que j’étais coincée dans le No Man’s land des adultes en devenir. Crise de la vingtaine ou psychose de teenager tardive, j’avais l’impression de ne plus remplir les critères de la catégorie Ados et d’être à des kilomètres de remplir ceux du monde des adultes*. Et pour cause...


être adulte = boire du café

ou mieux encore

être adulte = boire du vin


Stupides stéréotypes et lieux communs, débile amalgame cérébral, je vous l’accorde. A force d’entendre ma mère (symbole suprême du statut d’adulte) dire : « à ton âge, j’étais pareille » en voyant ma grimace lorsque mes papilles entraient en contact avec la moindre goutte de café ou de vin, je me suis que le jour où j’arriverais à aimer ça, j’aurais atteint une nouvelle phase de ma vie. Genre après l'étape Menstruations, Majorité, Première fois réussies avec brio sans catastrophe naturelle à déplorer, survient l'épreuve des boissons dégueulasses qu'on s'était juré de ne jamais aimer. 

Sérieusement, j’avais de la peine à envisager qu’on puisse apprécier cet ignoble mare brune au goût amer et souvent bien trop chaude, qui empoisonne l’intérieur de votre bouche. Et puis, le vin alors, qu’on en parle ! Ce pseudo sirop violet** / rose / blanc qui en apparence ne répugne pas autant que le café mais qui, à la première gorgée, vous donne l’impression que le ciel d’une fin de journée du mois d’août en Provence vous tombe sur la tête... Très peu pour moi. Moi, je vivais dans un monde d’eau fraîche, Smoothies, Martini-Coca et Tequila Sunrise (je sais, je sais so Basic !). Et puis... 


Et puis, j’ai commencé à "travailler"***.



Et puis, on a commencé à me proposer des cafés (dédicace à Em’ !)



Et puis, j’ai commencé à dire oui (j'imagine que c’était comme la cigarette, je croyais que j’allais avoir l’air plus cool avec une tasse à la main. La faute à Caméra Café !).



Et puis, j’ai commencé à kiffer ça (enfin en dehors du fait que ça soit l’excuse parfaite pour faire une pause de cinq quinze minutes en refaisant le monde avec ses collègues ou pour sortir s’aérer). Et en plus, on se le cache pas, c'est TROP instagrammable les cafés ;-)


Et puis, l'expression "sortir prendre un café" - après 22 ans de déni - a enfin pris tout son sens.


FIN
Entre nous soit dit, j'en suis pas au stade où je vais vous descendre une lignée d'espressos en prétendant que c'est comme s'envoyer un Capri Sonne. J'en reste timidement à la version bien diluée dans une demi-tasse de lait de Soja ou d'amandes. Mais devinez qui est en ce moment même confortablement assise sur un fauteuil en cuire rouge (Fancy!) en train de siroter un Almond Latte ??! Hey les gars, je crois que je deviens adulte ;)


Ma sélection de meilleures adresses pour un Soya / Almond Latte :



Los Angeles - Café Intelligenstia

 Silver Lake
3922 West Sunset Blvd.
Los AngelesCalifornia 90029



Londres - Soho Grind

19 Beak Street
Soho, London
W1F 9RP



Wiesbaden - Café Latte Arte

Langgasse 27
65183 Wiesbaden



Mainz - Möhren Milieu

Adam-Karrillon Strasse 5
55118 Mainz





Et alors vous, vous avez déjà sombré du côté obscure de la caféine ???


Fébrilement**** vôtre,











* Comme quoi ma vie ne se résume pas qu'à faire des listes mais aussi des catégories!
** A ma plus grande incompréhension, le vin "rouge" est VIOLET. 
*** Bon okay, ça sonne beaucoup plus dramatique que la réalité qui consistait à gérer les réseaux sociaux de sa marque préférée
**** Je crois que je devrais me limiter à deux par jours. Oops #overdose. 

Devenir adulte ou devenir moins jeune ?

  L A  ∗ C O M E D I E  ∗  U R B A I N E   

Lundi,  20 juillet 2015

Au lendemain de ma seconde année passée dans la vingtaine, je n’ai pu m’empêcher de poser un regard inquisiteur sur les cinq dernières années qui viennent de s’écouler, ces 1'825 jours qui ont filé encore plus vite que la quatrième saison de Scandal. Suite à cette rapide rétrospective existentielle, je me suis aperçue à quel point j’avais évolué et à quel point les choses autour de moi avaient changé. De Pichu à Raichu en passant par Pikachu (Sortez votre Pokédex!), retour sur cet extrait de vie qui a façonné les adultes en devenir que nous sommes aujourd’hui.



17 ans - Cap ou pas cap ?

Bien que certains contemporains avaient déjà échangé les biberons contre les bouteilles de Vodka à peine l’école obligatoire terminée, pour moi tout à commencé à l’aube de mes 17 ans. 17 ans, autant de frustration que d’adrénaline réunies dans un seul et même nombre. Alors que notre carte d’identité nous tenait à l’écart des Night Clubs, des rayons alcoolisés des supermarchés, du volant et du frein à main, la transgression de tous les interdits sonnait comme une douce mélodie un refrain bien Rock’n’Roll, beaucoup trop cool pour ne pas se laisser tenter… Pièce d’identité falsifiée, quelques vérités omises à l’inquisition parentale, de grands moments de solitude lors des recalages en soirées, des instants de gloire lorsque le videur se laissait berner,…  Avoir 17 ans, c’était se lever le matin en regrettant la veille mais en se réjouissant de remettre les couverts le soir même, c’était se dire qu’il fallait tout tester puisque demain, ce serait légal.


Me & my Bitches en route pour la Night de notre Life #Fridaynight


18 ans - L’âge raison et des responsabilités… Ou pas

Souffler ses 18 bougies, c’était certes de nombreuses portes qui s’ouvraient (bien que certaines avaient déjà été forcées auparavant) mais c’était aussi avec nostalgie qu’on en fermait d’autres. Bonjour le permis de conduire, Kikou le droit de vote, salut les boissons éthyliques mais adieu les avantages tarifaires des trains, au revoir Monsieur le juge des mineurs, à plus l’innocence et l’insouciance de la minorité… Et pour se consoler de cette enfance qui s’éloignait toujours un peu plus et pour fêter cette pseudo-liberté qui nous tendait les bras, les nuits s’écourtaient et les verres se remplissaient. Avoir 18 ans,  c’était ne plus se sentir obligée de mentir sur son âge, c’était se dire qu’on était les rois du monde.

Responsabilités ?  Tais-toi et verse plus de champagne dans ma coupe !



19 ans - chacun sa route, chacun son chemin

19 ans, le BAC en poche, une larmichette aux coins des yeux en pensant à ces quatre ans de Gymnase qu’on laissait derrière soi, un cœur qui battait la chamade face aux palpitantes perspectives qui s’annonçaient : année sabbatique pour certains, premier semestre universitaire pour d’autres. Les chemins empruntèrent des directions divergentes pour se retrouver quelques années plus tard ou s’écarter à tout jamais. Frôler la vingtaine du bout des doigts en se disant qu’il est désormais trop tard pour devenir une Teenage Mom, avoir 19 ans c’était apprendre à dire au revoir, c’était se mettre gentiment à échafauder des plans de « carrière ».

Au revoir les Boulets du gymnase et à... jamais ?


20 ans - La zone floue des adultes en devenir

Entrer dans la deuxième dizaine, se rapprocher un peu plus de la troisième, se voir sans cesse rappelé que t'es à l’apogée de ton existence, fêter ton vingtième anniversaire signait indéniablement l’enterrement de ton adolescence (But remember : inside kid NEVER dies, Peter Pan ?). Incertaine transition entre le cruel royaume de l’âge bête et l’impitoyable empire des adultes, tu te trouvais (et te trouves toujours !) dans la zone floue des adultes en devenir, les jeunes d’hier et les vieux de demain. Avoir 20 ans c’était se faire soudainement vouvoyer par les ados de 15 ans tout en se faisant réclamer sa carte d’identité à l’achat d’une bouteille de Tequila, c’était se dire qu’on était désormais plus proche des 40 ans, du mariage, de la Renaud Monospace, des vacances au camping des Flots-bleus que de sanaissance tout en en ayant rien à foutre.


Le genre de questions qui te taraudent lorsque tu te trouves dans le No-man's land des adultes en devenir.


21 ans et \infty Devenir adulte ou devenir moins jeune ? 

Une fois les 21 ans célébrés et le traditionnel et pertinent constat de « la majorité universelle » émis par quelques malins, me voilà embarquée dans l’ère des âges inutiles, une période qui promet de durer très (TRES) longtemps. Les années s’additionnent au compteur mais plus de majorité à attendre désespérément. Et si on attendait de devenir adulte ?

A l’époque où je n'étais pas plus haute que la table du salon, je m’étais toujours dit qu’un matin je me lèverais, littéralement métamorphosée en adulte, tel Gregor découvrant avec surprise sa nouvelle condition de cancrelat. Comme ça. Du jour au lendemain. Ouvrir les yeux et constater qu’on est adulte comme on constaterait que c’est la Saint-Etienne ou que dehors il pleut. Juste comme ça. 

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, du haut de mes 22 ans, ç’est pas encore arrivé. Du coup, j’en viens à me demander : est-ce que devenir adulte serait-ce une longue métamorphose au cours de laquelle petit à petit on préfèrerait se blottir dans son lit enroulée dans une couette en matant les derniers épisodes de Orange is the new black (Vous venez de deviner le programme de ce soir) plutôt que de passer deux heures dans la salle de bain à s’apprêter pour ensuite se presser dans le premier Night club bondé de mâles en chaleur contre lesquels on se fera une joie de frotter notre jupe trop courte,  s’offrir un bon resto entre potes en sirotant pour seule et unique boisson alcoolisée un Spritz Apérol plutôt que de s’envoyer un McDo vite fait avant de se lancer dans un Barathon qui finira en beuverie ? Etre adulte en 2015 se résumerait-ce à écouter les Spices Girls, les Backstreet Boys ou autre succès des Nineties en se disant que « ça c’est toute mon enfance » ? Ou alors que c'est regarder derrière soi en se disant les choses ont trop changé et que plus rien ne sera jamais - JAMAIS - pareil* ?



En retenant mes larmes à la lecture de ces quelques lignes, je m'en vais  manger mes Kellogg's devant Cartoon Network ! 



Nostalgiquement vôtre,






London was calling. Again !

    J E   D I S   C A  ∗  J E   D I S   R I E N    

Mercredi, 8 juillet 2015




Il paraît que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit. Il paraît. Il paraît aussi que beaucoup d'expressions n'existent que pour feindre une érudition illusoire (tout comme l'emploi même du terme érudition. Impressionnant, n'est-ce pas ?!) et accessoirement pour commencer des articles de blog qui peinent à s'écrire #justsayin. Enfin foudre ou pas, personnellement, lorsque je m'amourache (pour ne pas dire lorsque je suis sauvagement consumée par une ardente passion) je n'hésite pas à remettre les couverts, encore, et encore, et encore, et encore, jusqu'à l'overdose. Puisqu'on fait dans les expressions aujourd'hui, je dirais que quand j'aime, je ne compte pas. Bref, vous avez saisi le concept.  

C'est ainsi qu'après mon séjour à Londres (pour ceux qui ont de la peine à suivre, petit flashback ICI et LA) dans le cadre d'un stage en communication et marketing, fraîchement et ardemment éprise de cette ville aux mille et une facettes, j'ai décidé de profiter de mes 5 semaines de vacances pour retraverser la Manche et kiffer la Summer Vibe à l'Anglaise. Et puisqu'il faut bien joindre l'utile à l'agréable*, je travaille comme assistante sur un photo shooting pour GarageMagazineVous vous demandez probablement comment on trouve ce genre de job d'été, je ne vais - hélas - rien vous apprendre, c'est une affaire de "je-connais-quelqu'un-qui-connaît-quelqu'un-dont-le-demi-frère-de-la-tante-connaît-la-soeur-de-l'ex qui travaille à Blablabla". Concrètement, à Los Angeles, j'ai rencontré Juju, talentueux styliste de Paris et accessoirement mon ancien colloqu', qui m'a proposé de l'assister sur le projet ANTITHESIS de GarageMagazine. C'était la première fois que je travaillais en tant qu'assistante styliste** et c'est comme ça que j'ai fait la connaissance de Tati, Junior Fashion Editor chez Garage. Comme le magazine est basé dans la capitale anglaise, et que je mourais d'envie d'y remettre les pieds, j'ai contacté Tati pour savoir si elle avait besoin de main d'oeuvre motivée cet été et... here we are !

Sans vouloir faire des promesses que je ne pourrais pas tenir mais en étant plus optimiste que réaliste, je crois que mon emploi du temps sera plutôt aéré, ce qui me laisserait (notez le conditionnel ;)) le temps pour explorer Londres et vous concocter plus régulièrement des posts. Vous avez des envies particulières ?! Dites-moi tout !


Cheers !












*Décidément, le quota d'expressions bidons a été brillamment rempli.
** J'avoue, ça ne manque pas d'impressionner les gens mais je vous rassure, pas besoin de diplôme pour repasser des vêtements et habiller des mannequins ;)

Mes 10 kiffes estivaux

   5  X  2  =  1 0   

Vendredi, 19 juin 2015


J'en conviens qu'il m'arrive quelque foissouvent, trop fréquemment, de me plaindre. Je vous en avais déjà touché quelques lignes dans un malheureux mais surtout maudit post d'un certain vendredi 13 l'an dernier ; il y a ce genre de jours pour lesquels des adjectifs tels que "exécrable" ou "détestable" ne sont que de pâles euphémismes, pour décrire l'enfer de votre journée. Bref, si je l'avoue (faute avouée, à moitié...) dans ce genre de cas, j'ai la jérémiade facile, il y a également des moments où je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour

Et ce genre de moment, c'est maintenant. Bon okay, pas maintenant MAINTENANT aka vendredi soir, 19 juin 2015 à 23 heures 28. Mais maintenant, le 170ème jour de l'année. Pas parce que c'est les soldes chez COS - et pourtant, le simple fait d'ouvrir leur Newsletter m'annonçant cette égayante, réjouissante, supercalifragilisdiexpialidocious nouvelle me déclenche une crise d'hyperventilation  - mais parce que... C'est l'été ! 

NB : Que le looser, qui en lisant le paragraphe ci-dessus, s'est exclamé: "Non, l'été commence officiellement le 21 juin" retourne lire son éphéméride et se le mette dans un endroit de son anatomie que je ne nommerais pas mais que vous savez - j'en suis persuadée - parfaitement situer. A partir de juin, ce qui est officiel : 30 degrés + soleil = été !  Et puisqu'il s'est écoulé trois millénaires depuis l'été dernier, on a bien le droit de le faire venir un peu plus tôt, hein !


Bien que, paradoxalement, l'envie de marcher à pieds nus sur une route pavée de Lego me prenne à chaque fois que mes mirettes effleurent le torchon de papier colorié de qui me sert d'agenda et me rappelle que "non je devrais pas être en train de siroter un Soya Latte Glacé sur cette terrasse mais plutôt me mettre à déchiffrer la signification du mot Handelsspanne", je ne peux m'empêcher d'avoir envie de danser la Macarena à peine les rayons de notre capricieux astre solaire caressent mon blême épiderme. Mais pourquoi tant d'amour ?




Le grand retour à l'air libre de nos jambes, après une interminable traversée du désert


Après six neuf mois passés sous d'épaisses couches de jeans, velours côtelés ou collants, à l'abris des regards pervers, les jambes retrouvent leur place sous le feu des projecteurs. Jupes, robes et shorts sont prêts à ré-enflammer le catwalk urbain. Bon, qui dit striptease des gambettes, dit... Okay, okay j'ai promis d'arrêter de me plaindre, par conséquent je ne mentionnerais pas que défricher mes deux membres inférieurs me réjouit autant que de retirer à la pince à épiler les arêtes d'un saumon écossais. Mais voilà, c'est dit !



Les BBQ


Bon okay, j'ai pas de grill, ni de terrasse, encore moins de jardin et je suis végétarienne. Mais avouez, c'est sacrément le kiffe quand même (Le secret réside dans l'art de se faire inviter ;)). On grille, on chill et on se remplit la panse. Sérieusement, vous avez une meilleure suggestion ? 


Les soirées qui prennent des airs d'éternité


Puisque les soirées d'été (BBQ ou pas, ca vaut aussi pour les piètres tentatives d'apéros dinatoires qui terminent en pizzas surgelées, finalement, ce qui compte, c'est la compagnie) sont faites pour durer. Juste parce que c'est trop bon de refaire le monde avec ses potes. Les cigarettes s'entassent dans le cendrier, les verres se vident et se remplissent au rythme d'une bouteille dont le bouchon ne se laisse que trop facilement retirer, les langues se délient, les conversations empruntent des sentiers très très incongrus (et vous espérez secrètement que la CIA ne vous a pas mis sur écoute ce soir, car vous risqueriez sérieusement de passer le reste de votre vie dans un asile psychiatrique) et puis arrive le moment où l'on décide de sacrifier LA dernière (vous savez, l'édition collector d'Absolut qui trône dans votre bar improvisé*, celle que vous avez fièrement ramenée lors votre dernière visite à l'aéroport et soigneusement conservée depuis pour une occasion spéciale**) en espérant faire durer la magie jusqu'à la dernière goutte.




La spontanéité

En tant qu'étudiante, j'ai encore la chance et le privilège de pouvoir faire rimer été avec congé. Si on a pas tous la chance de s'offrir un tour du monde en montgolfière, au moins le torchon de papier colorié aka l'agenda ne nous jette pas de regards plein de reproches lorsqu'on troque notre après-midi de Droit en Marketing contre une séance de bronzage au parc. L'été, c'est se pointer sur une terrasse au moindre rayon de soleil, au moindre SMS d'invitation, à la moindre sensation de soif, et ceci en toute spontanéité et surtout en toute légitimité.




Le Outdoor Brushing sans effets secondaires (comme la grippe par exemple !)

Quelque soit la saison qu'affiche la calendrier (si tant est que le concept de saison soit encore justifié) je n'ai pas le temps / l'envie / la motivation / le savoir-faire pour me sécher les cheveux. Mon mode de vie d'étudiante en devenir, overhelmed par ses activités scolaires mais surtout par la vie en générale et, un cheveu paresseuse en ce qui concerne la mise en pli de ma masse capillaire, me pousse donc à prôner le Outdoor Brushing. Ceci par tous les temps. Mais au moins en été, la probabilité que l'instance maternelle réprimande mon inconscience*** est  plutôt réduite.



L'invasion des fruits dans les super marchés


Au même titre que les jupes, les shorts et autre attirail vestimentaire dont la longueur (ou la courteur, si le mot existait!) enchante les klaxons et les siffleurs, les fruits désertent les étalages des supermarchés une fois que l'été a cédé sa place à l'automne. Mes papilles, en overdose de pommes et de poires (#mostboringfruitsever) après un hiver passé à consumer des produits "locaux", s'affolent à la vue des premières fraises, myrtilles, pêches, ... Vous l'avez devinée, et Bourvil aussi !





#Freethecrapmusic 
#Sorrynotsorry


On a le droit d'écouter les hits de l'été sans honteusement fermer les fenêtres de sa voiture lorsqu'on traverse une zone trop fréquentée. On sait tous pertinemment que ces tubes - heureusement - ne passeront pas le cap du mois de Septembre. Et de par leur caractère éphémère, c'est sans mauvaise conscience qu'on se permet d'écouter cette daube, qui en plein mois de décembre aurait fait saigner nos oreilles. Oui, Colonel Reyel, Michel Telo, Robin Thick, c'est de vous dont je parle.



Stormy Weather

Oui, je viens de vous faire un topo sur comment le beau temps propulse tous mes chakras dans une dimension qui dépasse l'entendement du commun des mortels, le Nirvana, bla bla bla, mais, rien ne vaut un tonitruant orage en fin de journée, une semi-tempête qui vous oblige à déguerpir de votre linge de bain et vous force à courir en maillot (avec bien moins de grâce que Pamela et Carmen, à ma plus grande déception) pour vous mettre à l'abri. Le goudron des routes chauffé par un soleil de plomb durant toute la journée, combiné aux premières gouttes de pluie qui s'y écrasent, les premiers éclairs déchirant un ciel couleur encre et les premiers coups de tonnerre qui résonnent. Priceless.



Lick the magic stick


Il est redevenu socialement acceptable de dévorer une glace (en s'en foutant plus sur les doigts puisque oui, il faut chaud, ça fond, mais quoi on a trop de trucs à s'dire!) sans se faire mitrailler - occulairement parlant - par tous les soldats (#Kaylasarmy) en Bikini Body Mission. 



No shame, go green


Paradoxalement au point précédent, il redevenu socialement acceptable de commander une salade comme plat principal sans passer pour l'orthorexique qui suit minutieusement le Bikini Body Guide de notre chère Kayla. 





La résurrection du Jésus en chaussettes après la période d'hibernation


Spécimen bien répandu en milieu urbain, le Jésus en chaussettes se caractérise par le port d'une paire de sandales de type dit "gladiateur" ayant une forte ressemblance avec celle que portait Jésus de Nazareth à l'époque (#trendsetter)  - sandales qui en soit ne susciteraient pas l'intervention de la Fashion Police mais... - qui sont accompagnées de chaussettes généralement d'une épaisseur non négligeable. En raison du changement de température peu accommodant pour son espèce, le Jésus en chaussettes abandonne les trottoirs pendant les mois les plus rafraîchis de l'année et refait son apparition une fois le beau temps revenu. Pour vous, et rien que pour vous, je suis allée sur le terrain et ai réussi à voler un cliché du Jésus en chaussettes dans son état naturel. De rien. Tout le plaisir fut pour moi. 




DISCLAIMER

Le jour où cet article a été rédigé, mon thermomètre flirtait outrageusement avec les 35 degrés. Je crois toutefois que Monsieur Météo (d'ailleurs je suis persuadée qu'il s'agit d'une Madame Météo dont les menstruations auraient un sévère impact sur son humeur provoquant ainsi les fluctuations météorologiques, à mon plus grand dam) n'a guère apprécié l'arrogance de ces quelques lignes et a, de ce fait, décider de me punir en avortant un été à peine entamé. Merci pour cette douloureuse et glaciale (12° degrés Celsius) piqûre de rappel : l'été ne commence pas avant le 20 juin. L'été ne commence pas, tout court. L'été ne commence plus.Je crois qu'Intenso le résume mieux que moi. Bref, m'étant fourvoyée, aujourd'hui, le loser, c'est moi. Mon éphéméride et moi-même allons par conséquent revisiter la partie de mon anatomie dont je vous parlais tout à l'heure.



Et vous alors, l'été, vous l'aimez comment ?



Bien à vous,













* Comprenez ici, un placard de votre cuisine qui recrute les semi-cadavres de bouteilles de vos cinq derniers anniversaires, à moitié plein / vide, selon votre soif.
** Comme cinq potes qui vous promettent de ne balancer le gossip du siècle qu'à la prochaine goutte d'alcool
***  Je cite : "Tu vas attraper le mort si tu sors comme ça" en faisant référence à mes cheveux fraîchement L'Oréalisé (Parce que je le vaux bien !) dégoulinant dans mon dos, comme une bienveillante invitation à la grippe à s'insérer dans mon organisme.