Devenir adulte ou devenir moins jeune ?

  L A  ∗ C O M E D I E  ∗  U R B A I N E   

Lundi,  20 juillet 2015

Au lendemain de ma seconde année passée dans la vingtaine, je n’ai pu m’empêcher de poser un regard inquisiteur sur les cinq dernières années qui viennent de s’écouler, ces 1'825 jours qui ont filé encore plus vite que la quatrième saison de Scandal. Suite à cette rapide rétrospective existentielle, je me suis aperçue à quel point j’avais évolué et à quel point les choses autour de moi avaient changé. De Pichu à Raichu en passant par Pikachu (Sortez votre Pokédex!), retour sur cet extrait de vie qui a façonné les adultes en devenir que nous sommes aujourd’hui.



17 ans - Cap ou pas cap ?

Bien que certains contemporains avaient déjà échangé les biberons contre les bouteilles de Vodka à peine l’école obligatoire terminée, pour moi tout à commencé à l’aube de mes 17 ans. 17 ans, autant de frustration que d’adrénaline réunies dans un seul et même nombre. Alors que notre carte d’identité nous tenait à l’écart des Night Clubs, des rayons alcoolisés des supermarchés, du volant et du frein à main, la transgression de tous les interdits sonnait comme une douce mélodie un refrain bien Rock’n’Roll, beaucoup trop cool pour ne pas se laisser tenter… Pièce d’identité falsifiée, quelques vérités omises à l’inquisition parentale, de grands moments de solitude lors des recalages en soirées, des instants de gloire lorsque le videur se laissait berner,…  Avoir 17 ans, c’était se lever le matin en regrettant la veille mais en se réjouissant de remettre les couverts le soir même, c’était se dire qu’il fallait tout tester puisque demain, ce serait légal.


Me & my Bitches en route pour la Night de notre Life #Fridaynight


18 ans - L’âge raison et des responsabilités… Ou pas

Souffler ses 18 bougies, c’était certes de nombreuses portes qui s’ouvraient (bien que certaines avaient déjà été forcées auparavant) mais c’était aussi avec nostalgie qu’on en fermait d’autres. Bonjour le permis de conduire, Kikou le droit de vote, salut les boissons éthyliques mais adieu les avantages tarifaires des trains, au revoir Monsieur le juge des mineurs, à plus l’innocence et l’insouciance de la minorité… Et pour se consoler de cette enfance qui s’éloignait toujours un peu plus et pour fêter cette pseudo-liberté qui nous tendait les bras, les nuits s’écourtaient et les verres se remplissaient. Avoir 18 ans,  c’était ne plus se sentir obligée de mentir sur son âge, c’était se dire qu’on était les rois du monde.

Responsabilités ?  Tais-toi et verse plus de champagne dans ma coupe !



19 ans - chacun sa route, chacun son chemin

19 ans, le BAC en poche, une larmichette aux coins des yeux en pensant à ces quatre ans de Gymnase qu’on laissait derrière soi, un cœur qui battait la chamade face aux palpitantes perspectives qui s’annonçaient : année sabbatique pour certains, premier semestre universitaire pour d’autres. Les chemins empruntèrent des directions divergentes pour se retrouver quelques années plus tard ou s’écarter à tout jamais. Frôler la vingtaine du bout des doigts en se disant qu’il est désormais trop tard pour devenir une Teenage Mom, avoir 19 ans c’était apprendre à dire au revoir, c’était se mettre gentiment à échafauder des plans de « carrière ».

Au revoir les Boulets du gymnase et à... jamais ?


20 ans - La zone floue des adultes en devenir

Entrer dans la deuxième dizaine, se rapprocher un peu plus de la troisième, se voir sans cesse rappelé que t'es à l’apogée de ton existence, fêter ton vingtième anniversaire signait indéniablement l’enterrement de ton adolescence (But remember : inside kid NEVER dies, Peter Pan ?). Incertaine transition entre le cruel royaume de l’âge bête et l’impitoyable empire des adultes, tu te trouvais (et te trouves toujours !) dans la zone floue des adultes en devenir, les jeunes d’hier et les vieux de demain. Avoir 20 ans c’était se faire soudainement vouvoyer par les ados de 15 ans tout en se faisant réclamer sa carte d’identité à l’achat d’une bouteille de Tequila, c’était se dire qu’on était désormais plus proche des 40 ans, du mariage, de la Renaud Monospace, des vacances au camping des Flots-bleus que de sanaissance tout en en ayant rien à foutre.


Le genre de questions qui te taraudent lorsque tu te trouves dans le No-man's land des adultes en devenir.


21 ans et \infty Devenir adulte ou devenir moins jeune ? 

Une fois les 21 ans célébrés et le traditionnel et pertinent constat de « la majorité universelle » émis par quelques malins, me voilà embarquée dans l’ère des âges inutiles, une période qui promet de durer très (TRES) longtemps. Les années s’additionnent au compteur mais plus de majorité à attendre désespérément. Et si on attendait de devenir adulte ?

A l’époque où je n'étais pas plus haute que la table du salon, je m’étais toujours dit qu’un matin je me lèverais, littéralement métamorphosée en adulte, tel Gregor découvrant avec surprise sa nouvelle condition de cancrelat. Comme ça. Du jour au lendemain. Ouvrir les yeux et constater qu’on est adulte comme on constaterait que c’est la Saint-Etienne ou que dehors il pleut. Juste comme ça. 

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, du haut de mes 22 ans, ç’est pas encore arrivé. Du coup, j’en viens à me demander : est-ce que devenir adulte serait-ce une longue métamorphose au cours de laquelle petit à petit on préfèrerait se blottir dans son lit enroulée dans une couette en matant les derniers épisodes de Orange is the new black (Vous venez de deviner le programme de ce soir) plutôt que de passer deux heures dans la salle de bain à s’apprêter pour ensuite se presser dans le premier Night club bondé de mâles en chaleur contre lesquels on se fera une joie de frotter notre jupe trop courte,  s’offrir un bon resto entre potes en sirotant pour seule et unique boisson alcoolisée un Spritz Apérol plutôt que de s’envoyer un McDo vite fait avant de se lancer dans un Barathon qui finira en beuverie ? Etre adulte en 2015 se résumerait-ce à écouter les Spices Girls, les Backstreet Boys ou autre succès des Nineties en se disant que « ça c’est toute mon enfance » ? Ou alors que c'est regarder derrière soi en se disant les choses ont trop changé et que plus rien ne sera jamais - JAMAIS - pareil* ?



En retenant mes larmes à la lecture de ces quelques lignes, je m'en vais  manger mes Kellogg's devant Cartoon Network ! 



Nostalgiquement vôtre,






3 commentaires:

  1. Cool post!
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    Je prefere devenir moins jeune ;)
    Bisous ma chèr

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  2. ooohlala!!!! l'age ... comment ca passe vite.
    La 20ène tres tres tres floue en tout cas ahahahah j'aime trop ton article cela m'a fait rire et reflechir
    Cool post! ;-)
    New festival look on the blog : ' Couleur Café '15 '

    Greets Jon

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  3. Pololo moi j'arrive à 19 hahahahahahahahahaha, je veux pas vieillir :'(
    www.leblogdecharlice.com

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